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Les Carnets du Lépidoptériste Français

Geometridae Larentiinae

Aplocera efformata Gn.

La petite Rayure

Nourriture de la chenille : Millepertuis


Références : Liste Leraut 1997 : n°3927 / Guide Robineau (2007) : n°391

Aplocera efformata Gn. adulte - ©Philippe Mothiron
Chartrettes (Seine-et-Marne), 30 avril 2005. Photo Philippe Mothiron.
Aplocera efformata Gn. adulte - ©Philippe Mothiron Aplocera efformata Gn. adulte - ©Philippe Mothiron Aplocera efformata Gn. adulte - ©Philippe Mothiron  Chenille de Aplocera efformata Gn. - ©Philippe Mothiron  Chenille de Aplocera efformata Gn. - ©Philippe Mothiron  Chenille de Aplocera efformata Gn. - ©Philippe Mothiron  Chenille de Aplocera efformata Gn. - ©Philippe Mothiron  Oeuf de Aplocera efformata Gn. - ©Philippe Mothiron

Etat carte : à actualiser

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Répartition française : Probablement partout en France.

Bibliographie espèce :

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Comment le reconnaître ?

Aplocera efformata peut être confondu avec trois autres espèces du même genre : Aplocera plagiata, Aplocera praeformata, Aplocera corsalta. En France, la dernière ne vole qu'en Corse, et l'avant-dernière est stritement montagnarde. C'est avec Aplocera plagiata que que le risque de confusion est le plus important. Ces deux espèces ont une aire de répartition en France à peu près identique, donc la seule indication de la localité ne peut suffire à exclure l'une ou l'autre. De même leur période de vol est à peu près identique.

Aplocera efformata, la Petite Rayure, peut se distinguer de sa congénère Aplocera plagiata par :
- sa taille (envergure 27 à 33 mm), généralement plus réduite que celle d'Aplocera plagiata (30 à 35 mm). Toutefois certains Aplocera plagiata de seconde génération peuvent présenter une taille très inférieure, propre à entraîner des confusions.
- sa coupe d'ailes souvent un peu plus étroite (apex un peu moins arrondi)
- le tracé de la ligne basale des antérieures, marquant près de la côte un coude généralement plus aigu que chez Aplocera plagiata. Mais ce caractère peut être plus ou moins net selon les individus.
- enfin, une extrémité abdominale moins allongée. Ce caractère est constant et très marqué chez les mâles, dont les valves peu développées sont environ trois fois moins longues que chez Aplocera plagiata.

La figure ci-dessous illustre les mâles des deux espèces, étalés valves ouvertes.

Les femelles diffèrent des mâles par la forme un peu différente de l'extrémité de l'abdomen, et par une taille généralement supérieure.

Où, quand, comment le rencontrer ?

La Petite Rayure peut se rencontrer quasiment partout en France, mais il semble qu'en montagne elle ne monte guère en altitude, contrairement à Aplocera plagiata et a fortiori à Aplocera praeformata. Elle semble également peu fréquente dans les plaines méditerranéennes, sans doute du fait de la difficulté à trouver en été des plantes nourricières non desséchées. Elle se trouve même en Corse où elle peut cohabiter avec Aplocera corsalta.

Son habitat typique est constitué de milieux ouverts plutôt mésophiles : prairies, friches, voire clairières des forêts, bords de routes. De façon générale, partout où l'on peut trouver des Millepertuis. En parcourant ces milieux dans la journée, il n'est pas rare de faire s'envoler le papillon, qui se posera rapidement quelques mètres plus loin. De façon générale, l'espèce est nocturne, mais comme beaucoup de Géomètres elle a une activité occasionnellement diurne.

L'espèce vole généralement en deux ou trois générations assez étalées, de fin avril jusqu'à début novembre. En Ile-de-France, l'analyse des époques de vol laisse penser que l'espèce a régulièrement trois générations, alors que sa congénère Aplocera plagiata n'en aurait que deux. Ceci pourrait s'expliquer par un cycle de développement plus court, lié à la taille plus réduite des imagos.

Premiers états

La chenille est roussâtre, marquée de lignes longitudinales plus sombres, avec l'extrémité anale légèrement effilée. Elle est quasiment impossible à distinguer de celle de Aplocera plagiata. Elle vit sur différentes espèces de Millepertuis (Hypericum ).

Est-il menacé ?

Aucun danger ne semble peser sur cette espèce. Tout au plus est-elle localement vulnérable dans les milieux fortement urbanisés, où sa survie ne dépend que des friches industrielles et des talus de voies ferrées.